La transition, c'est quoi ?

La transition, pourquoi ?

Ou comment passer de notre monde actuel où le mode de vie des pays riches épuise un peu plus vite chaque année les ressources naturelles, où les prévisions sur l’augmentation des températures sont de plus en plus pessimistes. ?

Les dirigeants de notre monde (presque tous) sont conscients de la gravité de la situation et de la nécessité de mesures de grande ampleur pour limiter les dégâts. D’où les grandes réunions internationales comme la COP 21 en décembre 2015 à Paris,  qui  avait abouti à un accord (quelles qu’en soient ses limites) et avait souligné l’urgence de les mettre en œuvre. Aujourd’hui sans que cela ait avancé, la COP23 se réunit à Bonn dans l’indifférence générale.

Pourtant, si des mesures énergiques ne sont pas prises rapidement, les dégradations vont s’accélérer. Avec leurs conséquences, qui s’imposeront à nous, guerres pour les ressources minières et agricoles, déplacements de populations par millions, restrictions importantes. Les conséquences du changement climatique seront incontrôlables et irréversibles.

Nous pouvons encore refuser cet avenir et construire démocratiquement un monde respectueux de l’environnement et des humains.  Tout est à transformer de fond en comble et cela prendra du temps.  On ne peut passer d’un coup d’une agriculture productiviste dont la ferme des 1000 vaches est un symbole à une agriculture paysanne et biologique ; d’une électricité produite aux 2/3 en France par le nucléaire à une fournie par des énergies renouvelables. On ne passe pas d’une société où dans les pays riches l’argent est la seule limite à notre consommation et où les gaspillages sont nombreux à une société où chacun.e doit être responsable et réfléchir à ce qu’il doit ou non consommer. Si l’on relocalise des productions, là où on en supprime, il faut laisser le temps d’en développer d’autres.

De nombreuses personnes, de nombreuses organisations partout dans le monde se sont déjà engagées dans la voie de cette transition citoyenne.

La transition, comment ?

Chacun peut agir à son niveau personnel, beaucoup ont déjà commencé à le faire.

– en tant qu’électeur,
– en participant aux mouvements de transition,

ou
– dans la vie de tous les jours, en choisir une alimentation écologique et responsable, en favorisant les circuits courts, en soutenant une agriculture paysanne ; en économisant l’énergie ; en réduisant ses déchets ; en limitant l’utilisation de la voiture,…

Des mouvements engagés à différents niveaux dans la transition se sont déjà coordonnés  au-delà de leurs différences pour peser sur le pouvoir politique et pour montrer qu’un autre monde est possible.

En France par exemple le collectif pour une transition citoyenne  (créé en 2013) regroupe 18 associations dont le mouvement des villes et territoires en transition, Alternatiba, et a comme partenaires les Colibris et Biocoop. Il organise chaque année en septembre la journée nationale de la transition.

Des scenarios de transition à un niveau global se bâtissent,  comme Negawatt pour l’énergie et Afterres2050 pour l’agriculture et l’alimentation.

La transition citoyenne n’est pas une utopie, c’est le moyen pour construire un monde plus juste, en tenant compte de l’état de la planète et de ses occupant.es. C’est à la portée de chacun.e de s’y engager et de convaincre les autres autour de soi.